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Le 03 décembre 2025 à 01h15

Calendrier de l'avent - Jour 18 : Deftones "My Mind Is A Moutain"

01h00 - rwn : Sept ans d'attente depuis The Dusk In Us ! Autant dire une éternité. Tout semble avoir changé sauf la capacité de Converge à délivrer des brulots hardcore. Tout y est : les riffs acérés de Kurt Ballou, le chant écorché de Jacob Banon ou encore le matraquage en règle de Ben Koller. La fin de l'hiver va être animée ! Rendez-vous le 13 février pour la suite

01h00 - Calendrier de l'avent - Jour 21 : Demersal "Jeg ved ikke hvor det er"Euka : Demersal, c'est le Screamo / Hardcore Danois assez classique des pays nordiques en termes de richesse : des parties plus Post, des envolées assez folles jusqu'à ce choeur qui n'aura certes pas la fragilité que l'on peut connaitre de certains, mais une rage assez captivante par le chant. L'année 2025 aura été plein de sorties orientées Screamo (à chaque jour son lot de sorties, dans un style pourtant assez confidentiel au final), mais cet EP de Demersal m'a définitivement convaincu, même pas un an après leur éponyme.

01h00 - Zbrlah : 2025 aura été un excellent cru pour cette niche qui pioche autant dans le Death Prog que le Tech et avec une grosse tartine de mélodie. Je pense aux sorties de Dawn of Ouroboros, de Kardashev, de Illyria, de Fallujah, d'Allegaeon, d'Omnivide, de Fractal Universe, d'An Abstract Illusion... S'il fallait choisir un groupe à mettre en tête de gondole (en tout cas, désigner celui que j'ai le plus écouté cette année), ce serait Rivers Of Nihil, avec un album éponyme formidable que je trouve largement au dessus de leur sortie précédente.

01h00 - rwn : Quel dilemme de devoir choisir un morceau ! Jusqu'au dernier moment mon cœur a balancé entre la moitié des titres de l'album pour finalement se fixer sur "Micah (5:15am)". Dans cet océan de versatilité schizophrénique qu'est The Spiritual Sound, ce titre fait bande à part et se distingue par sa relative linéarité. Je l'ai choisi pour l'énergie qu'il insuffle et par cette sensation d'ouverture, voire même de bonheur qu'il instille alors même que les paroles répétées en boucle décrivent plutôt la monotonie aliénante du quotidien.

01h00 - Florian : J'avais en premier lieu choisi "Milk Of The Madonna" du même album qui est pour moi un des titres les plus solides de Deftones, ce qui est relativement impressionnant après une si longue carrière. Mais au final, c'est "My Mind Is A Mountain" qui m'a le plus marqué cette année simplement parce que c'est le premier titre qu'ils ont droppé en annonçant l'album, et que j'ai à ce moment là ressenti une hype et une attente qu'on a plus vraiment souvent l'occasion de ressentir dans notre vie d'adulte. Un titre puissant, immensément deftonesien, avec un Chino Moreno qui fait ce qu'il sait faire de mieux, et qui présageait (à raison) de la sortie d'un album majeur de leur discographie.

01h00 - Arnono : J'ai essayé de partager un morceau qui m'a assez marqué cette année, et surtout issu d'un album dont je n'avais pas parlé sur le site. Only Dust Remains finira forcément dans mon top 5 des sorties de l'année, et pas cinquième. Backxwash (Horrorcore / Rap Metal / Trap Metal ; Zambie / Canada), rappeuse d'origine Zambienne délaisse un peu sa facette Metal / Horrorcore qu'on pouvait trouver dans les albums précédents pour un projet à la palette sonore bien plus large. Niveau discours, les injustices sociales sont largement traitées ici, à partir de son propre vécu (transidentité, souffrance liée à ses origines...). Beaucoup de samples sont utilisés, comme dans le morceau choisi. Sample qui tourne en boucle et qui m'aliène complètement. Plus généralement, ce "Only Dust Remains" m'a retourné et m'a fasciné. Le projet est hyper créatif, Backxwash se montre ici très audacieuse et j'en suis complétement émerveillé. Quelle claque !!

01h00 - Wohosheni : Gros opener du dernier album de Sleep Token en date de cette année, avec une mise en tension qui culmine sur une explosion de rage et de rythmes saccadés, surmontée par une mélodie entêtante comme le groupe sait si bien faire. On retrouve les accalmies émotionnelles modelées par la voix si expressive de Vessel, les alternances chaud/froid qui installent une atmosphère à la fois inquiétante et organique. Bref, "Look To Windward" est un excellent titre pour ouvrir ce dernier opus et poursuivre sur le magistral "Emergence" qui suit juste après.

01h00 - Mike : Ce morceau m'a hanté pendant des semaines. Vous savez, c'est ce genre de titre qu'on se met dans la caisse le matin pour se donner la patate pour la journée. Pourtant, à la base, Messa officie plutôt dans le gros Doom bien lourd et pesant. Mais avec The Spin, ils ont ouvert le spectre avec des compositions plus variées, péchues, etc. La preuve avec ce "Reveal", qui commence comme une ballade avant de démarrer sur les chapeaux de roues avec ce blast bien senti à la batterie qui rappelle les envolées Post Black de Sylvaine. Bref, le kiff.

01h00 - Marine : Aspiral, le neuvième album d'Epica, fait clairement partie de mes coups de cœur de l'année, qui sont hélas peu nombreux. Quand un groupe dont vous êtes fan sort un nouvel opus, il y a toujours cette appréhension de savoir comment ça va sonner, si ça va s'éloigner des œuvres précédentes ou au contraire rester dans la même veine. Aspiral prouve que le groupe est capable de garder les sonorités qui les démarquent de la scène Metal Symphonique tout en transcendant leur style par l'ajout de nouvelles influences. Parmi les morceaux de cet album, on retrouve donc "Obsidian Heart", une heavy-ballade aux influences diverses et qui m'a happée depuis, faisant de ce titre mon préféré de l'album.

01h00 - Rillettes : Là où les Canadiens dominent la scène tech death, les Néerlandais peuvent se vanter d'avoir une scène post-black très qualitative depuis une dizaine d'années. En témoigne cet album de Terzij de Horde, rempli à ras bord de riffs ultra énervés qu'on pourrait retrouver chez leurs voisins de Wiegedood, mais aussi des mid tempos plus contemplatifs mis en relief par une performance vocale ultra sincère. Que je ne vous prenne pas en traître : c'est une autre facette du post-black que le formidable album de Deafheaven, plus abrasive et directe. Mais pas moins délicieuse.

01h00 - Mayalabielle : Unprocessed (Djent, Allemagne) continue de nous régaler avec Angel, leur album sorti cette année. Ici, tous les potards sont poussés à fond — oui, surtout celui de la compression ! — pour le plus grand plaisir des amateurs de prog moderne. Le morceau Dark, Silent and Complete incarne les explorations stylistiques proposées sur Angel, entre densité sonore, riffs ciselés et atmosphères parfaitement maîtrisées.

01h00 - Maxwell : "En me posant la question de ce qui m’avait le plus marqué musicalement en cette année 2025, il m’est venu une évidence. Ce n’était ni un album, ni une découverte, ni un concert, ni un morceau fait par IA, mais le départ d’Ozzy Osbourne. J’ai toujours aimé Black Sabbath et Ozzy, peu importe les époques, sans jamais être un fan hardcore des groupes, tout simplement parce qu’ils font parti du paysage, et je l’ai réalisé vraiment à la mort d’Ozzy. Je suis né dans les années 80, j’ai donc toujours eu Black Sabbath en toile de fond et j’ai pris conscience à ce moment la l’influence que ce groupe a eu sur tous les autres qui lui ont succédé. C’est encore Chris Adler qui résume le mieux ma pensée « Si quelqu'un qui joue du heavy metal dit qu'il n'est pas influencé par la musique de Black Sabbath, alors je pense qu'il te ment. Je pense que toute la musique heavy metal est d'une manière ou d'une autre influencée par ce que Black Sabbath a fait ». C’est pour ces raisons et pour rendre hommage à Tony Iommi, Geezer Burler et Bill Ward que j’ai choisi comme musique de l’avent 2025 Children of the Grave repris par Lamb of God cet été 2025."

01h00 - Bacteries : "Pothamus (Post-metal, Belgique) vient de Belgique comme Amenra avec lesquels il partage également un amour pour les ambiances lourdes et une rythmique bien franche. Sur "Ravus" Pothamus nous propose un rythmique hypnotique, on retrouve le coté entétant d'un Cult Of Luna et des voix qui sauront mélanger hargne quasi Black Metal avec des envolées Dark Folk."

01h00 - Fat : Hipsterorgie a encore frappé. Non ce n'est pas original, oui tout le monde en parlé. Mais impossible de ne pas mentionner l'une des sorties événements de l'année. Pourquoi Turnstile ? Premièrement l'album Never Enough est celui qui a le plus tourné dans mes oreilles cet été. Ensuite, le break "à la Radiohead" de ce morceau en particulier me renvoie à cet incroyable moment sur la Warzone du Hellfest, rare accalmie dans cette heure où mes pieds n'ont pas touché le sol. Je me souviens avoir croisé le regard de mon pote (nous avons par miracle réussi à rester ensemble malgré le chaos ambulant) et le temps s'est mis à ralentir autour de nous alors que tout le monde dansait de manière frénétique. Bref, Look Out For Me est devenu une nouvelle madeleine de Proust qui me rappelle mon meilleur concert de 2025 et l'un des plus grands moments de camaraderie auquel j'ai assisté, quasiment mystique. Merci Turnstile !

01h00 - Zbrlah : Difficile de dire si c'est l'album que j'ai préféré cette année, mais c'est sûrement celui qui est le plus marquant, notamment grâce au retour très médiatisé du non moins médiatisé Mike Portnoy, et parce que cette livraison de Dream Theater renoue fortement avec le passé, offrant un prog mélodique de très haute volée. Et à propos de renouer avec le passé, ce titre s'impose facilement dans les esprits, avec ses nombreux clins d'œil à la discographie des darons du prog.

01h00 - Rillettes : Evidemment, dès qu'il y a du death technique dans l'air, le Canada y est pour quelque chose. Ayant débarqué sur la scène il y a un an et demi avec "A Tale of fire", un excellent premier album, Omnivide revient en force. Plus rapide, plus mélodique, plus progressif, plus technique : plus tout dans cet EP de 5 titres qui marche sur les platebandes des darons de Obscura et des génies de First Fragment. En tout juste deux sorties, Omnivide affirment qu'ils ont les cartes pour devenir les boss du game dans la décennie à venir.

01h00 - Skaldmax : "THERE'S A BOMB IN MY CAR!", en voilà une accroche. "Trinidad" initie le trip halluciné que sert Geese sur son nouvel album, Getting Killed. Et obsédant comme il est, impossible de ne pas se manger tout le reste de la tracklist juste après. Avec un chanteur constamment sur la brèche, des rythmiques au centre des morceaux, Geese pioche dans le Post-Punk ou l'Indie Rock pour prendre le contrôle de votre corps jusqu'à un titre final explosif.

01h00 - Florian : plus travaillé, plus complexe, mais surtout plus intime que son prédécesseur, ce nouvel album de Militarie Gun a pour fil rouge la santé mentale fragile de son chanteur Ian Shelton. Il est très difficile de choisir un morceau en particulier sur cet album assez varié et que j’écoute tous les jours depuis sa sortie, mais je pense que "Wake Up and Smile" est l’un de ceux qui me touchent le plus avec ses magnifiques arrangements power pop, sa sincérité sur le sujet de la dépression, et surtout ce putain de sens de la mélodie imparable qui rentre dans la tête pour ne jamais en ressortir.

01h00 - Mike : Dimscûa fait clairement partie de mon top Post de l'année et ce morceau de dix minutes qui clôture leur album Dust Eater m'a beaucoup touché dès la première écoute. Puis, en lisant différentes interviews du groupe, j'en ai découvert la genèse et là, l'impact émotionnel a été décuplé. Le titre évoque la perte de Rosemary, le nourrisson d'Adam Campbell-Train (guitare, basse, production, etc.). Autant vous dire que ça fout les poils quand la musique explose et que le chanteur crie à moitié en pleurant "Too fragile to hold, a missing piece of me". Sûrement mon côté daron empathique qui se projette sur l'horreur vécue. Bref, si la tristesse peut être incarnée en musique, voici un sérieux prétendant.

01h00 - Tim.L: Une première écoute surprenante, une seconde excitante, une troisième (et les cinquante suivantes) transcendante(s). "Blood Red", c'est cette alchimie incroyable entre Hip-Hop/Rap français et Metalcore dont Landmvrks, et plus particulièrement Florent Salfati, a le secret. Ce mélange est si savoureux que l'album en regorge, mais c'est bien ce titre qui marque le plus les esprits. Les deux couplets en français m'ont donné envie de relancer encore et encore le morceau pour les connaître par coeur, et ce bridge final qui reprend les paroles initiales me prend encore aux tripes des mois après la sortie du morceau. Le kiff actuel ? Ecumer les salles et festivals pour crier "Tu sais ce que ça fait d'avoir les iris brûlés à force de verser des mers de pleurs" !

01h00 - Wohosheni : "Amethyst", c'est un morceau qui me fait faire ce que je ne fais pour ainsi dire jamais : chaque fois que j'écoute l'album, je m'arrête sur ce morceau et le passe en boucle au moins trois ou quatre fois avant de passer à la suite. Huit minutes quatorze secondes d'un thème addictif qui tourne et qui tourne, qui alterne des montées en puissance qui n'arrivent vraiment tout à fait à leur acmé, et des accalmies pour reprendre son souffle. Huit minutes, c'est déjà une belle longueur pour un morceau. Mais pour "Amethyst", ce n'est pas assez. Il faudrait presque en faire une vidéo Youtube de dix heures...

01h00 - Du 1er au 24 décembre, l'équipe revient sur les morceaux les plus marquants de l'année 2025. Euka : Catharsis a été une vraie claque pour moi il y a plusieurs années. Alors lorsque j'ai lancé "Power", c'est pile ce que j'attendais : plus de 6 minutes 30 de son, qui m'évoquent un peu ce que j'avais en mémoire du combo, mixé à ce que l'on a pu connaître via Fall Of Efrafa ou Morrow. Ca ne s'arrête jamais, et je ne veux pas que ca s'arrête. Le titre a détrôné "Never Enough" de Turnstile au complet dès la première écoute et ne montre aucune faille. Enragé, révolé,... "Power" est une putain d'oeuvre.

Sources

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